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20.03.2008

Quand s'entrainer devient dangereux

18.03.2008

Prise de sang...simple????

Mardi 18 mars 2008,

Bon...8h30 je suis en route vers le CLSC(centre local de services communautaires) pour des prises de sang.

8h45 me voici arrivé....j'entre...déjà c'est noir de monde....je me présente à l'accueuil ....

Bonjour madame, c'est pour

Prenez un numéro dans la machine là-bas, assoyez-vous et attendez qu'on vous appelle

des prises de sang.....oh d'accord merci bien

Service rapide...si seulement elle travaillait chez McDo.

Je me dirige en direction de la machine pour prendre un numéro....la machine rouge qui est cachée derrirère une colonne que l'on voit très bien, la colonne bien sur....j'arrive à la colonne, je penche la tête...coucou...ah te voilà toi machine rouge....dis donc toi, tu es bien placée derrière la colonne près des toilettes....

Je tire sur un numéro et bien sur il en sort 4....numéro 41 que j'ai....le 241 pour être précis( c'est important , vous verrez pourquoi)....le chiffre 2 est plus pâle que le 4 et le 1....

Je distribue les 3 autres numéros aux gens qui sont derrières moi...ce sera $10 madame pour le 42...le 43 ah pour vous monsieur $5...vous devrez attendre plus longtemps qu'on vous appelle....le 44....je suis charitable, je le donne au directeur de l'établissement....

-Monsieur, prenez votre numéro et allez vous asseoir s'il vous plait.....j'avais laissé les numéros sur la machine rouge et je rêvais....je gênais les autres qui voulaient prendre un numéro....personne n'a pris les numéros 42, 43 et 44....allez savoir pouquoi.....et hop le 45 est sorti.....bingo.

Sur la pancarte près de la machine à numéro, il est écrit: une attente de 2 hres pour les prises de sang....au mur un tableau indique qu'ils sont rendu au numéro 20.....je vais m'asseoir....

La dame appelle: numéros 21 à 25...sortez votre carte-soleil et votre papier médical....le 26 aussi allez je suis généreuse.

Les gens s'approchent....

-Bonjour madame....avez-vous manger ce matin?....avez-vous pris des médicaments contre la thyroide?....Avez-vous bu de l'eau?..non...très bien madame....voilà madame...vous allez aux toilettes, vous remplissez ce flacon d'urine...vous en versez le contenu dans cette éprouvette jusqu'à ras bord et vous en gardez un peu dans le flacon....voici un tampon pour vous nettoyez....mettez ensuite le tout dans ce sac brun et allez vous asseoir on vous appellera.

Suivant...monsieur....votre numéro de téléphone?....avez-vous manger ce matin?...prenez-vous des médicaments contre la thyroide?....voici vos récipients pour le test d'urine...

-merci madame...dites-moi, je me lave le zizi avant d'uriner ou après?

Le cellulaire de la dame assise à côté de moi sonne....j'ai pas compris la réponse.

-Vous avez quel numéro me demande-t-elle?

-241 et vous...200 me dit-elle. Je suis ici depuis 7 hre ce matin.

Nous sommes au numéro 26....j'ai le 241.....

Je me lève....je vais vérifier auprès d'une préposée....elle me déclare qu'il ne faut pas tenir compte du chiffre 2...c'est une erreur d'impression....on aurait du lire A41.....

le 200...c'est 00, donc le premier numéro....la dame m'a entendu et se lève....

-Pôvre madame lui dit la préposée.....donnez je vais vous arranger çà....2hres d'attente pour rien, elle passe.

Je retourne m'asseoir.

Les numéros défilent.

-Avez-vous manger ce matin?....avez-vous pris des médicaments contre la thyroide?....Avez-vous bu? Vous pouviez vous savez....voici les récipients pour le test d'urine...suivant.

-Numéros 36 à 40.....le tour suivant ce sera à moi.....et puis tien allez pour le 41 aussi clame la préposée.

Je me lève, j'attends mon tour....la dame boit un café Tim Horton.

Mon tour arrive.....avez-vous dérouler le rebord....elle me regarde et sourit...

-J'attends d'avoir fini au cas ou je devrais crier(il y a des prix de cacher sur certains verres de carton).

-Avez-vous manger ce matin?...prenez-vous des médicaments contre la thyroide?...avez-vous bu de l'eau?....ok allez vous asseoir on vous appellera...pas de test d'urine pour vous.

Je retourne m'asseoir.

Plus d'une heure que je suis là....je relaxe...je ferme les yeux....la voix de la préposée continue.

-Avez-vous manger vos médicaments ce matin?....Prenez -vous des thyroides?.....Avez-vous bu de l'urine?....voici vos verres en carton pour le test d'eau....déroulez bien le rebord...vous remplissez la machine rouge à ras bord et vous mettez le reste dans le sac brun....et avec le tampon vous essuyez le numéro et vous criez si vous gagnez une préposée.

J'entends mon nom....je sursaute...je relaxais vraiement.....

-Bonjour madame...Avez-vous manger ce matin?....

L'infirmière m'attends....un autre cellulaire sonne...Ah Mohamed c'est toi....je te rappelle....je lève la tête...sur le mur y'a une pancarte: éteignez vos cellulaires....si seulement Mohamed avez pu lire la pancarte avant de téléphoner.

Je m'asseois face à l'infirmière.....

-Bonjour monsieur

-Bonjour

-Avez-vous bu de l'eau ce matin?...

Je la regarde....ah non...çà recommence....la thyroide...le test d'urine....

-Ç'est que çà fait gonfler les veines de boire beaucoup d'eau.

-Si vous vous levez la nuit pour uriner, vous devez boire de l'eau pour remplacer....

-Voilà monsieur c'est terminé....appuyez pendant une minute et ensuite vous pouvez enlevez la ouate.

Je sors du bureau.

-Avez-vous manger ce matin?...Prenez-vous des médicaments....

Je marche vite et je suis dehors.....2hres plus tard...une simple prise de sang.

Çà serait quoi pour une prise de tête.



À bientôt

Jean-Paul

07.03.2008

Mon pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver

Depuis le début de l'hiver, Montréal a reçu jusqu'à maintenant 314 cm de neige et ce n'est pas fini.

De demain vendredi 7 mars jusqu'à dimanche midi, on attend encore entre 25-40 cm de neige ou comme on dit ici: de cette marde(merde) blanche.

Le clip qui suit illustre bien mon état d'âme( et celle de la majorité des mes concitoyens) à ce stade de la saison.




P.S. Dominique Michel, une humoriste de chez nous chante sur ce clip..vous la verrez à la fin du clip.

04.03.2008

D'où vient l'accent québécois????

Voilà qui va tout vous expliquer....mais si vous saviez comme je m'en fous.....car, je n'ai pas d'accent....ce sont les Français qui en ont un lol.

Enfin, au moins le monsieur occupe bien sa retraite :o).

Tien, question existentielle: les chats français miaulent-ils comme les chats québécois????



Jean-François Cliche
Le Soleil
Québec
Voilà sans doute l’un des plus intrigants paradoxes de l’histoire québécoise. Du temps de la Nouvelle-France, le «parler canadien» était unanimement louangé comme une forme particulièrement pure de français. Mais quelque part entre 1760 et 1810, le monde entier s’est ravisé. Aux yeux de tous, notre accent était soudainement devenu «lourd», «sans grâce», «corrompu». Que s’est-il donc passé entre les deux?
Dans son livre D’où vient l’accent des Québécois? Et celui des Parisiens?, qui sera lancé officiellement mardi, le phonéticien retraité de l’Université Laval Jean-Denis Gendron croit avoir trouvé la réponse.

«Les Français disent au départ que l’accent des Canadiens est identique à celui de Paris, puis, au XIXe siècle, ils disent qu’il est tout à fait différent. Alors, comment l’expliquer? Ce ne sont pas les Canadiens qui avaient changé leur façon de parler, mais bien les Parisiens. Donc, il fallait chercher comment eux avaient changé», expliquait M. Gendron, lundi, lors d’un entretien téléphonique.

Grand et bel usages

Pendant longtemps, deux modèles de diction ont coexisté dans la Ville lumière, souligne M. Gendron : le «grand usage», qui était la langue savante des discours publics, employée au Parlement de Paris, dans les cours de justice, par la bourgeoisie instruite et au théâtre; et le «bel usage», utilisé en privé dans les salons de la noblesse. Sa prononciation, plus relâchée que celle du grand usage, devait paraître «naturelle», c’est-à-dire ni vulgaire, ni affectée.

Elle avait tendance à tronquer certaines lettres et faisait rager beaucoup de grammairiens français. Le bel usage prononçait ainsi, entre bien d’autres : «leux valets», «sus la table», «quéqu’un», «velimeux», «des habits neus», «ostiner», «neyer» (noyer), «netteyer», «frèt», etc.

«On dit dans le discours familier qu’il fait “grand fraid” (…) mais en preschant, en plaidant, en haranguant, en déclamant, je dirois “le froid”», écrivait par exemple le grammairien français Gilles Ménage en 1672.

Puisqu’il était plus proche de la langue du peuple que le «grand usage», on ne s’étonnera donc pas, après la lecture de cette courte liste, que les visiteurs aient eu l’impression que le parler de la Nouvelle-France soit semblable en tout point, ou presque, avec l’accent de Paris — voir notre tableau.

Mais la haute société parisienne, qui a longtemps flotté entre les deux accents, bascule totalement à la révolution de 1789. Le roi de France, ou le «rouè», comme il disait peut-être, est décapité. L’aristocratie, dont le prestige donnait jusque-là préséance au bel usage, fuit la France (quand elle le peut), ce qui laisse toute la place à la bourgeoisie et à «sa» manière de parler. La révolution, écrit M. Gendron, «sera en même temps politique et linguistique. (…) L’autorité et le prestige acquis par les gens de lettres vont leur conférer le pouvoir d’influencer la langue, en devenant le modèle à imiter».

Ce changement de la prononciation parisienne — certaines consonnes, comme le r manquant de «sus la table», seront carrément restaurées, dit M. Gendron — se fera aussi très vite, à l’échelle de l’histoire des langues : quelques décennies tout au plus. «Cela s’est fait naturellement, dit M. Gendron. Personne ne s’en est rendu compte. Il y a l’historien Charles Bruneau qui le mentionne un peu, mais les autres historiens n’en parlent pas.»

La révolution linguistique surviendra d’abord chez les Parisiens, pour qui l’ancienne prononciation commencera à «faire paysan».

La colonie isolée

Le Canada français, lui, n’a évidemment pas pu suivre. Bien que les voyages en France furent permis par les Britanniques, la Conquête marqua le retour d’une partie de la noblesse canadienne en Europe et coupa les liens administratifs entre l’Hexagone et sa colonie. En outre, la menace que fit peser Napoléon sur la Grande-Bretagne mena à un blocus de la France qui isola encore plus les francophones d’Amérique.

«Alors quand les voyageurs reviennent avec le nouvel accent qu’ils ont acquis à la révolution, ils ne comprennent plus. Ils ont oublié leur ancien accent, qu’ils retrouvent chez les Canadiens, mais sans savoir que c’était le leur», dit M. Gendron. Et comme la langue de Paris est la référence la plus courante en français, les visiteurs des autres pays basèrent dessus leur opinion de l’accent canadien.

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